Face à la tension politique actuelle à Madagascar, des risques de crises sociales, économiques et politiques seront susceptibles de s’amplifier. Sur ce, le CREM tient à  conscientiser tout le peuple malagasy sur l’importance des coûts économiques d’une éventuelle crise. Actuellement, Madagascar supporte encore les coûts des différentes crises, en l’occurrence celle de 2009.

De plus, Madagascar est classée parmi les pays à risque et fragile. Le CREM attire l’attention de toutes les forces vives de la Nation à trouver ensemble une solution pacifique, tout en réfléchissant sur les risques suivants dans le cas où la crise ne peut pas être écartée :

  • Risque d’apparition de 100 000 ménages nouvellement pauvres chaque année (revenu par tête inférieur à $1,90 PPA par jour) ;
  • Sous-emploi chronique de la population active (Salaire précaire) ;
  • Paupérisation du secteur informel ;
  • Perte considérable de revenus fiscaux due au ralentissement de l’économie ;
  • Rationalisation des opérations des institutions financières internationales ;
  • Baisse des Investissements directs étrangers ;
  • Fort risque d’instabilité macroéconomique : tension inflationniste, déficit public élevé dus au ralentissement de la croissance réelle de l’économie, aggravation du déficit de la balance commerciale ;
  • Risque d’insoutenabilité de la dette ;
  • Inefficacité de la dépense publique au détriment des infrastructures essentielles ;
  • Abandon scolaire massive ;
  • Fermeture des Centres de santé de base dans les zones rurales ;
  • Baisse de revenu touristique ;
  • Hausse du coût de la vie ;
  • Perturbation des relations commerciales, agissant comme une augmentation des coûts du commerce. Ex : suspension de l’éligibilité de Madagascar par l’AGOA.
  • Aggravation de la corruption, surtout la corruption discrète ;
  • Insécurité grandissante;
  • Malnutrition infantile ou difficulté d’accès à l’eau potable (augmentation de la mortalité infantile).

Les effets d’une crise économique à Madagascar sont irréversibles, difficiles à remédier. Ce qui mène vers une crise cyclique. Le taux de pauvreté restera rigide et n’arrivera plus à rejoindre le niveau qu’il aurait atteint sans la crise.